PDA

View Full Version : valverde's loose muscles


benn.trovato@hotmail.com
12-31-1969, 08:00 PM
According to Luis Manuel Fructoso, Valverde's massage therapist/
soigneur for eight years, the Spaniard's leg muscles are noticeably
looser after a race than those of other racers. Must be something
genetic, he says. Also, he's focused and intentional in his
preparation, and happy and hungry on the bike.

Date de parution: Lundi 7 juillet 2008
Auteur: Ariane Pellaton, Saint-Brieuc

TOUR DE FRANCE. Le kiné personnel de l'actuel maillot jaune livre des
impressions étonnantes sur le coureur qu'il connaît très bien.

Luis Manuel Fructuoso est un homme chanceux. Kinésithérapeute au sein
de l'équipe Caisse d'Epargne et Baléares, il n'a pas d'autres
physiques à soigner que celui d'Alejandro Valverde, principal favori
et actuel maillot jaune. Champion d'Espagne en titre. Et focalisateur
d'une encombrante suspicion dans l'affaire de dopage sanguin Puerto.
Dans un monde où coureurs, soigneurs, et médecins ont souvent rivalisé
de perfidie dans la tricherie, le «kiné Luis Ma» raconte sa relation
d'amitié avec le coureur murcien.
Le Temps: Depuis quand connaissez-vous Alejandro Valverde?
Luis Manuel Fructuoso: Depuis huit ans. Je l'avais vu courir en tant
qu'amateur. J'ai toujours su que ce serait un grand, même lorsqu'il
était tout jeune. A l'époque, je ne le connaissais pas
personnellement, mais je connaissais son frère, qui présentait les
mêmes qualités en course qu'Alejandro.
- Pourquoi n'est-il pas devenu coureur lui aussi?
- Je ne sais pas. Peut-être à cause de la vie professionnelle.
- Une relation particulière vous lie à Alejandro Valverde...
- Lorsqu'il est passé de l'équipe Kelme à la formation Caisse
d'Epargne et Baléares, il a demandé que je sois son kiné. C'était une
condition. Auparavant, au sein de la formation Kelme, je lui avais
fait un massage. Il a demandé au staff s'il était possible de
travailler toujours avec moi.
- Pour quelles raisons?
- Alejandro m'accorde beaucoup de confiance. Nous avons le même
caractère. Nous venons tous les deux de Murcie. S'il a besoin de
quelque chose lorsqu'il est à la maison, je peux l'aider.
- Le côtoyez-vous hors du milieu sportif?
- Oui. Je suis allé plusieurs fois chez lui. Il sait que j'aime
beaucoup les voitures. Il possède une Audi R8. Parfois, nous allons
faire un tour. Lundi, entre l'arrivée du Dauphiné Libéré, le dimanche,
et son départ le mardi pour la Sierra Nevada, il m'a demandé de venir
voir une Harley avec lui, pour l'acheter.
- Comment est Alejandro Valverde dans le quotidien?
- Il voit la vie de manière très positive. Il ne fait jamais la tête.
Cela vient de sa région. Là-bas, il y a beaucoup de soleil.
- En course, quelle est sa plus grande qualité?
- Sa tête. Il est très concentré. Pas seulement en compétition, mais
aussi chez lui. Il est attentif aux repas, à son entraînement, à ses
heures de sommeil. Il est très bien préparé. En outre, il jouit d'une
condition physique exceptionnelle. Mes mains se souviennent de tous
les gens que j'ai massés, plus que ma tête. Elles gardent
l'information. J'ai connu beaucoup de sportifs, mais je n'en connais
aucun qui a une musculature comme celle de Valverde. Elle est
spéciale.
- Sa particularité?
- C'est l'élasticité de ses muscles. Une fois la ligne d'arrivée
franchie, les coureurs ont les jambes très lourdes. Lui, jamais. Après
200 km, on a l'impression qu'il n'a rien fait. Cela me facilite
beaucoup le travail! Il possède une musculature très relâchée. Il fait
beaucoup de stretching, mais tout le monde en fait beaucoup.
Quelquefois, j'aimerais travailler avec des scientifiques pour
comprendre. Il faudrait réaliser une biopsie pour étudier sa fibre,
pour voir s'il a quelque chose de différent, et le comparer à d'autres
athlètes.
- De quoi vient cette particularité?
Je ne sais pas. La génétique est certainement très importante. C'est
une condition naturelle.
- Cette année, Alejandro Valverde réalise un début de saison en force..
Liège-Bastogne-Liège, Tour de Murcie, Dauphiné Libéré, dont deux
victoires d'étapes. Comment analysez-vous ces performances?
- Alejandro est plus mature. Il contrôle davantage son effort et
gaspille moins d'énergie inutilement. Avec l'âge, son corps assimile
mieux l'effort. 2008 est une très bonne année pour lui. Il a concentré
toute sa saison sur le Tour de France. Il a donc participé à moins de
courses.
- Dans la perspective du Tour de France, il a notamment effectué un
séjour en altitude...
- Après le Dauphiné Libéré, il est parti en Sierra Nevada. Il est
juste rentré chez lui pour changer de vêtements, et récupérer son vélo
d'entraînement.
- Grimpeur, sprinter, Alejandro Valverde a comblé ses lacunes en
contre-la-montre. Le résultat d'un entraînement spécifique?
- Je lui ai dit que s'il pouvait tenir l'effort en montagne, il
pouvait aussi le faire en contre-la-montre. Il assimile la souffrance
pour gravir des cols. Il ne l'aime pas en contre-la-montre. Aussi, il
a effectué un travail mental, afin d'accepter cette souffrance. Il a
commencé à changer d'attitude après son premier Tour, en 2005.
- Dans votre métier, jouez-vous un rôle de confident?
- Oui. C'est normal. La psychologie est importante. L'effort est si
intense qu'une petite imperfection peut tout mettre en bas. Au dîner,
mon rôle est aussi de regarder si un coureur a besoin de quelque
chose.
- Alejandro Valverde prend-il des compléments alimentaires?
- Non, rien de spécial. Il aime beaucoup les céréales, les pâtes,
comme tous les sportifs, et le chocolat. Mon copain Bixente prépare
les bidons pour la course, avec des hydrates de carbone. Comme pour
tous les coureurs.
- Quels sont vos contacts avec les médecins?
- Avec le médecin d'équipe, nous travaillons ensemble en cas de
lésion.
- Quel rapport au cyclisme entretient Alejandro Valverde?
- Il a faim de vélo. Même lors des entraînements. Il est heureux
lorsqu'il monte sur le vélo.

Malgré une atmosphère détendue, le Tour retient son souffle
Ariane Pellaton

La Grande Boucle a démarré dans un climat apaisé.

Le Tour de France a levé l'ancre dans une ambiance digne des grandes
étapes de montagne. Entre Brest, Plumelec, Auray et Saint-Brieuc, on a
sorti les chaises de jardin, on a planté sa caravane. Et arboré bobs,
marcels et robes à fleurs, alors que l'océan soufflait sur la Bretagne
transie. Parce que la Grande Boucle est une grande fête estivale.
Ces deux jours, la dramaturgie n'a pas failli aux désirs de
l'organisateur. Dans des étapes nerveuses, sous le ciel gris, les
échappées ont fleuri. La dernière tentative est signée Fabian
Cancellara, que tout le monde attendait. Hier, entre Auray et Saint-
Brieuc, le Bernois s'extrayait en force du peloton sous la flamme
rouge. En vain. Le géant norvégien Thor Hushovd faisait parler son
talent. Samedi, dans un final en côte taillé pour lui, l'Espagnol
Alejandro Valverde réglait ses adversaires au sprint, s'emparant du
maillot jaune.
Le Murcian revêtu d'or, le Tour de France s'est pris à tressaillir un
peu. Suspecté dans l'affaire de dopage sanguin Puerto, Alejandro
Valverde n'a jamais été confondu, la faute à l'inertie de la justice
espagnole qui, par conséquent, n'a pas permis de lever les défiances.
«Je veux [aussi] dédier [ma victoire] aux spectateurs qui ont des
doutes, leur dire que le vélo, c'est beau et difficile», a dit le
vainqueur. Un confrère ose alors: «Un juge italien projetait de vous
entendre dans le cadre de cette affaire. Il y a renoncé. Etes-vous
soulagé?» «Je n'ai pas à l'être. Ils voulaient me voir, ça ne me
posait pas de problème. Ils ne veulent plus, cela ne m'en pose pas
plus.»
A l'aube de la troisième étape, aujourd'hui, entre Saint-Malo et
Nantes, le Tour de France vit dans l'expectative. «J'ai le sentiment
que le climat est apaisé, que les choses changent, même si c'est moins
vite qu'on le voudrait», nous confiait hier Christian Prudhomme,
directeur de l'épreuve. «On n'est pas à l'abri demain d'une autre
affaire, mais les gens comprennent qu'on montre une voie et qu'on s'y
tient.» Quid du maillot jaune? «On ne peut pas faire plus que la
justice espagnole.»

© Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion réservés. www.letemps.ch

Ted van de Weteringe
01-04-1970, 02:02 PM
benn.trovato@hotmail.com wrote:
> © Le Temps. Droits de reproduction et de diffusion réservés. www.letemps.ch

Nice.